Vous
trouverez sur cette page des points de vue soutenus par la
SFPEADA; vous pouvez y réagir en écrivant à l'adresse suivante:
sfpeada@gmail.com.
- Consultation HAS- ANESM Autisme et autres troubles envahissants du développement.
Comme le permettait la procédure publique de consultation, la
SFPEADA a répondu en tant que Société Savante au
questionnaire ouvert par la HAS pour prendre position sur les
recommandations de bonnes pratiques.
Voir la réponse complète (mise en ligne 27 septembre 2011)
- OMS: révision de la CIM ICD 10
Claude Burzstejn et Jean Philippe Raynaud ont participé à
un groupe de travail organisé par le CCOMS dans le cadre de la
révision de la CIM ICD 10. Avec l'appui du Conseil Scientifique,
ils ont rédigés un texte reprenant les positions et
propositions de la SFPEADA pour la future ICD 11.(
voir ce texte en anglais...)
- Projet de réforme de la Loi de 1990 et hospitalisation des mineurs
Hospitalisation des mineurs. Questions légales et éthiques (communiqué mis en ligne le 17 février 2011)
C.Bursztejn
Professeur de
Psychiatrie de l’Enfant et de l’Adolescent ,Strasbourg
Les conditions légales et éthiques de certaines
hospitalisations de mineurs en psychiatrie mériteraient un réexamen et
probablement un encadrement législatif plus clair dans
le cadre du projet de Loi modifiant l’hospitalisation sous contrainte (seuls
les mineurs emprisonnés sont cités dans le texte dans les versions que nous avons
pu consulter).
En effet le statut de minorité fait que toute
hospitalisation d’un patient de moins de 18, y compris dans un service
psychiatrique en principe « libre »,
implique une restriction de liberté, le patient ne pouvant décider lui même de sa
sortie et ne pouvant en principe quitter le service fusse transitoirement, si
son tuteur légal n’est pas présent à la sortie pour le prendre en charge.
Cette situation donne lieu à des abus qui
concernent surtout des adolescents:
Des hospitalisations via les services d’urgence,
suite à des conflits ou à des troubles du comportement dans le milieu de vie
(famille, foyer ou autre institutions), dans des conditions qui ne permettent
ni d’en discuter la justification, ni de recueillir le consentement au soin du
jeune.
Des hospitalisations peuvent se prolonger plusieurs
mois sans que cela soit justifié par l’état psychiatrique du jeune, faute de
solution de prise en charge sociale ou simplement d’hébergement.
Il faut encore signaler, qu’en raison du manque de
lits de psychiatrie spécifiquement dédiés à l’hospitalisation un grand nombre
des mineurs de 16 à 18 ans – et un certain nombre de mineurs plus jeunes encore
– sont admis dans des services de psychiatrie générale, et placés dans des
services fermés recevant des patients atteints de troubles mentaux
particulièrement sévères, expérience susceptible d’être traumatisante,
notamment pour les jeunes qui ne présentent pas de troubles psychiatriques
caractérisés.
Dans
toutes ces situations c’est tout autant le mineur que les médecins responsables
des services de psychiatrie qui se
trouvent « sous contrainte », dans l’impossibilité où ils se trouvent
de mettre fin à une hospitalisation qu’ils estiment non justifiée .
On voit que dans ces cas, l’hospitalisation psychiatrique
est détournée de sa fonction soignante pour être utilisée comme lieu
d’exclusion et/ou d’enfermement sans véritable contrôle et avec peu de recours
que ce soit pour le jeune ou pour les soignants.
Nous proposons que les mesures prévues pour les
hospitalisations sous contraintes soient appliquées aux mineurs:
- Certificats d’admission
- certificats validant l'hospitalisation à 24 et 72h
,
- possibilité de recourir à une juridiction si les
examens ne confirment pas l'indication de la poursuite des soins sous la
forme d'une hospitalisation complète,
- obligation aux détenteurs de l'autorité parentale
ou aux institutions ayant la garde du mineur de l'accueillir si les
responsables hospitaliers jugent la sortie compatible avec l’état du
jeune.
- Conférence de Consensus: l'examen psychologique de l'enfant et les utilisations des mesures en psychologie de l'enfant; (compte-rendu mis en ligne le 17 octobre 2010)
Nicole CATHELINE,
vice-présidente du Conseil Scientifique, a participé au
jury de la conférence de consensus qui s'est tenu les 25 et 26
juin à Paris, à l'initiative de la
FFPP et en partenariat avec la SFP,
l'AFPEN et l'ACOP-F. La
conférence était organisée autour de six groupes de travail. Le premier groupe
définissait ce qu'était un examen, le deuxième sur les compétences nécessaires
pour réaliser un examen, le troisième sur la légitimité de la demande, le
quatrième sur le cadre de l'examen le cinquième sur le choix des outils et des
méthodes, le cinquième sur l'interprétation des données (y compris en cas de
situation culturelle différente) et le sixième sur la communication. Il ressort
que seul un psychologue possédant les diplômes nécessaires peut le réaliser (ni
un médecin ni toute autre personne : orthophoniste par exemple), que cet examen
doit viser un diagnostic psychologique au service d'un sujet en développement.
Il est donc relatif au moment où a lieu l'examen et s'inscrit dans une
relation singulière (ceci afin de relativiser les chiffres bruts). Les demandes
permettant de définir les besoins d'un enfant en terme d'orientation ou de
besoins spécifiques d'un enfant ou adolescent sont également
acceptables (bilan de précocité par exemple). A l'exception des demandes
émanant des autorités judiciaires l'enfant doit avoir la possibilité de
refuser l'examen. Enfin le psychologue reste libre du choix de ses outils et ne
peut se contenter de répondre à la demande d'un tiers qui exigerait par exemple
un QI ou des projectifs. IL convient de s'assurer que l'enfant a bien compris
l'enjeu de ce bilan ce qui suppose un entretien préalable à la passation. Le
psychologue est libre de son choix de méthodes à condition qu'il s'agisse de
méthodes validées et pour lesquelles il a été formé. Il doit tenir compte des
situations qui pourraient invalider ou modifier le résultat d'un test. Toutes
les données récoltées doivent faire l'objet d'une interprétation qui doit être contiguë
aux données chiffrées ceci afin de ne pas permettre une lecture brute des
chiffres. Les conclusions de ce bilan seront rédigées par écrit, datées,
signées et doivent porter le nom du psychologue qui l'a réalisé. Le
cadre de l'examen doit être mentionné (nombre de séances) ainsi que les
éléments susceptibles d'introduire un biais dans la passation. Le compte-rendu
doit fournir des informations factuelles mais aussi l'interprétation
des résultats, une description du fonctionnement global de l'enfant et des
propositions d'action. IL doit être rédigé en évitant les formulent qui
découragent, mettre en évidence les points positifs et indiquer les pistes de
prise en charge. Enfin le compte-rendu doit se faire obligatoirement aux
intéressés au cours d'un entretien de restitution et la transmission à un
tiers (hors cadre judiciaire) ne peut se faire qu'après avoir reçu l'accord des
parents ou des représentant légaux de l'enfant. Le document devra mentionner à
qui l'examen a été communiqué (parents et tiers).
La
SFPEADA s'est associée à une demande d'inscription au
programme de travail (procédure HAS) sur le thème :
"Validation des propositions de recommandations pour le diagnostic et
la prise en charge thérapeutique des patients présentant
un Trouble Déficit de l'Attention/ Hyperactivité". Le
président Claude Burzstejn et le Conseil d'administration ont
contribé à la rédaction finale du formulaire
d'inscription ( voir le texte pour information).
- Campagne de prévention de l'homophobie en milieu scolaire ( 21 mars 2010)
La SFPEADA a
été informée d'un projet de campagne de
prévention de l'homophobie en milieu scolaire, campagne
qui serait confiée à une association militante dans le
domaine.La SFPEADA s'interroge sur
l'opportunité, dans le cadre d'actions collectives, de
dissocier l'homophobie de celle d'autres formes de
discrimiation.
Elle
estime que ces démarches de prévention doivent être
élaborées et conduites en tenant compte de l'âge
des enfants et des adolescents et de leur développement
psycho-affectif. Cette réflexion, de même que les actions
de prévention, devrait être à notre avis
menée conjointemment par des associations et des professionnels
compétents dans le domaine de l'éducation, de la
psychologie et de la psychopathologie. Il nous parait indispensable
d'informer et d'impliquer les parents lorsque ces actions de
prévention s'adressent à des mineurs avant l'âge de
la reponsabilité en matière de sexualité ( 15 ans).
Enfin, comme pour toute démarche de prévention, dont on
sait que les effets peuvent s'avèrer différents des
objetifs visés, - voir négatifs, nous recommandons qu'une
campagne généralisée soit
précédée d'expériences pilotes, suivie
d'une évaluation de l'accueil des messages transmis et de leurs
effets sur les jeunes.
- Commission
de proposition de réforme de l'ordonnance du 2 février
1945 relative aux mineurs délinquants : voir le texte intégral de la position exprimée par la SFPEADA sur l'âge de responsabilité pénale des mineurs (avril 2008).
- Rencontre avec la Défenseur des Enfants (juillet septembre 2007)
Jacques
Constant, Président de la SFPEADA et Gérard Schmit,
membres du C-A et
représentant de la FFP ont été consulté par
Mme Versini, Défenseur des Enfants préalablement à
la rédaction de son Rapport au Président de la République sur
la souffrance psychique des adolescents. Lire le point de vue de la SFPEADA .