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Une française à San Francisco...
« Petit billet » à propos du
congrès de l’American Academy of Child and Adolescent Psychiatry
« The
coldest winter I ever spent was a summer in San
Francisco »
I/
Introduction
Du 23 au 28 Octobre se tenait à San Francisco le 59ème congrès de la prestigieuse académie américaine de psychiatrie
de l’enfant et de l’adolescent, au cœur de la campagne électorale électrifiée
par la crainte verbalisée par beaucoup de collègues américains du risque de
l’arrivée au pouvoir de Mitt Romney.
L’organisatrice du congrès est le
Professeur Gabrielle Carlson responsable du département de pédopsychiatrie à l’université
de Californie dont l’axe de recherche principal est : « Les troubles
de l‘humeur de l’enfant et de l’adolescent ».
C’est un congrès qui n’a pas pour
vocation l’ouverture vers d’autres pays et propose une gamme étendue de
conférences à propos des pratiques, des études de recherches engagées en
pédopsychiatrie dans les différentes universités américaines. Cependant était présents
650 conférenciers internationaux. Les Français étaient dans l’ensemble très peu
représentés. Les demandes de présentation sont très nombreuses et la
concurrence est rude pour participer à ce congrès.
Contrairement aux idées reçues
l’organisation du congrès bénéficie de très peu de sponsors.
Mais, pour nous Européens et Français,
pénétrer dans ce congrès est une réelle expérience d’étrangeté tant la
diversité proposée offre au premier regard une uniformité paradoxale qui ne
laisse place en aucune façon à toute possibilité de créativité ou
d’inventivité. Pragmatisme, positivisme sont au cœur de la pratique, de la
conception de la recherche : de larges cohortes longitudinales,
multicentriques qui répondent à une question sur un modèle méthodologique simple.
Le système médico-économique n’est jamais
négligé et fait dans la plupart des cas l’objet d’une évaluation. J’ai ainsi
appris que le WISC était deux fois plus faible dans les populations infantiles issues
de milieux défavorisés par rapport aux populations infantiles des milieux
favorisés.
Il n’y a pas de tabous apparents dans ce
qui est discuté scientifiquement, mais tout n’est pas discuté. On peut même
dire que certains pans de la pratique sont comme inexistants, effacés, comme
tout ce qui concerne la pensée psycho-dynamique qui est reléguée à un rang historique.
Alors que le congrès se déroule dans un
des quartiers les plus commerciaux de la ville, dans un des ces grand hôtels
luxueux d’Amérique du nord, entouré de centres commerciaux disproportionnés où
se côtoient des limousines blanches et les homeless tirant leurs caddies comme
dans le livre de l’écrivain Cormak Mac Carthy « Sur la Route », le
message fondamental véhiculé par la pédopsychiatrie américaine est la recherche
d’un fantasme de perfection normative, vers une société où il n’y aurait plus
d’enfants souffrants de « troubles psychiques ». Les études de
cohortes sont alors le truchement pour aboutir à cet effacement des
différences.
Faut-il pour autant jeter aux orties tout
ce que nous pouvons apprendre, comprendre, adapter pour nos pratiques ?
Si le fantasme de la pédopsychiatrie
américaine apparaît si facilement lisible, quel est alors celui qui emmaillote
notre pédopsychiatrie française ? Le culte de la différence des
générations, du respect des ainés, de leurs idées, de la nécessité de
continuité, de l’exception et de la différence affirmée seraient-ils un
paravent face à la crainte d’une identité mal identifiée ou trop à la frontière
entre la psychanalyse qui nous bat de plus en plus froid, la psychiatrie adulte
qui tend à nous considérer comme une simple sur spécialité, et la pensée
positiviste américaine qui contamine toute l’Europe du nord et une partie de l’Europe
du sud comme l’Espagne ou le Portugal.
Pourtant nous n’avons pas grand chose à
craindre. Devenir reviewer de la revue de la société française de psychiatrie
de l’enfant et l’adolescent « neuropsychiatrie de l’enfant et de l’adolescent »
est un exercice passionnant qui permet d’embrasser l’incroyable diversité et
créativité dont fait preuve notre discipline et les disciplines qui y sont
associées.
Ne perdons plus de temps dans la crainte
de l’autre, allons vers lui en gardant notre identité et enrichissons nous de ses
qualités pour nous affirmer dans le monde.
II/ Quelques temps forts du congrès
Le congrès se divisait en 50 symposiums,
48 workshops, 38 conférences sur des perspectives cliniques, et 386 posters. De
plus, il proposait 8 sessions organisées par des « institutes »
formations qui demandaient une inscription supplémentaire et permettait d’obtenir
une formation complémentaire dans un domaine avec les meilleurs experts
américains sur la question. Les tarifs pouvaient aller jusqu’à plus de 300
dollars pour participer à une session d’une demie journée.
Aucune formation n’était proposée
spécifiquement pour les étudiants, ni de séance avec les experts, mais les
conférenciers se montraient très disponibles pour le public, très ouverts pour
discuter, argumenter, aider et réfléchir ensemble sur nos différentes pratiques,
très curieux aussi du fonctionnement de la pédopsychiatrie française.
Il est intéressant de faire un retour sur
les principaux thèmes des sessions des « institutes ». J’en
détaillerai deux auxquels j’ai eu la possibilité d’assister. Les diapositives des
conférences nous ont été fournies sous forme de « book », il est
possible de se les procurer en me contactant si vous le souhaitez.
Les
avancées en psychopharmacologie pour la pratique clinique : 8 conférences constituaient un ensemble
complet sur l’utilisation des traitements pharmacologiques dans notre
discipline, des recommandations aux dernières avancées en recherche aux USA.
J’ai choisi de résumer deux conférences sur des sujets contemporains en France.
J’ai choisi de ne faire aucune discussion sur ces données qui sont livrées
brutes afin de laisser à chaque lecteur la liberté de son opinion clinique sur
ces questions, cependant quelques indications sur la pratique pharmacologique
en France à propos de certains produits.
« Les stratégies pharmacologiques
pour le traitement du TDAH résistant »
Présenté par Timothy Wilens qui travaille
au Massasuchets General Hospital. Le but de ce training était (1) de décrire
les stratégies médicamenteuse pour le traitement du TDAH résistant (2),
d’identifier les traitements pharmacologiques pour les enfants avec un
diagnostic de trouble de l’humeur comorbide du TDAH (3) et décrire le rôle des
médicaments dans le traitement des TDAH avec un abus de
substance. Il est probable que ces travaux rejoignent des stratégies de
développement de nouveaux produits par les laboratoires. Trente pour cent des patients TDAH ne
répondent pas et/ou ne peuvent pas tolérer les psychostimulants ; dans ce
cas la comorbidité est la règle, et non plus l’exception ; ces patients
sont dans une trajectoire neurodévelopementale plus qu’environnementale.
Le premier produit proposé est
l’atomoxétine connu en France sous son nom de commercialisation Strattera. Il
s’agit d’un inhibiteur de la recapture de la nor-épinéphrine. En France la législation ANSM a donné un avis
défavorable à sa prescription dans le TDAH, le médicament est non remboursé. Les
recommandations HAS en la matière font état de risques psychiatriques
(agressivité, hostilité, idées suicidaires) et de risques potentiels cardiovasculaires
et cérebrovasculaires.
L’expert américain propose son
utilisation dans les cas d’ADHD réfractaire et co-morbide notamment avec les
Tics, et contrairement aux recommandations de sécurité française rapporte que
le risque suicidaire est faible avec un taux d’idées suicidaires de 0.037%
versus 0% sous placébo. Des auteurs français partagent cet avis (Purper-Ouakil
et al 2005).
D’autres produits sont encore discutés
dans cette conférence, comme la Guanfacine, agoniste des récepteurs alpha 2
adrénergique. C’est un anti hypertensif qui aux USA possède une extension
d’autorisation de prescription pour le TDAH, de même que la clonidine
(catapressan*). Les indications proposées pour ces deux produits sont le TDAH
non répondeur aux psychostimulant et co-morbide notamment avec les trouble
oppositionnel et l‘anxiété (Wilens et al 2012).
Le
bubropion (Zyban*) est un produit qui
a été utilisé dans 3 études
américaines, et sur seulement 104 enfants, il n’y a
pas d’étude chez l’adolescent et une seule
étude ouverte a été réalisé chez
l’adulte. Il semblerait être une piste de recherche
importante en ce qui
concerne l’association entre les troubles de l’humeur
(surtout les bipolarités
de type II) et le TDAH, alors que l’atomoxétine ne semble
que peu efficace dans
ce cadre (Chang et al 2009).
L’expert fait le point sur le Modafinil
et cite quatre études contrôlées en populations pédiatriques conduites par
l’équipe de Biederman (Biederman et al 2005), qui montreraient une bonne
tolérance et une efficacité sur les symptômes de déficit attentionnel et
motivationnel. En France, l’ANSM recommande de restreindre les indications de
ce médicament uniquement à la narcolepsie, face au risque d’utilisation
détournée de ce produit.
Enfin, l’intervenant fait le point sur
l’utilisation des omégas 3 et 6 dans cette indication. Dix études ont été menées
sur ce sujet (voir la méta-analyse de Bloch et Qawasmi 2011). Il sembleraientt
efficaces dans les TDAH co-morbides des troubles de l’humeur.
« Le traitement des enfants et des adolescents
avec des troubles psychotiques : des prodromes à la résistance »
Cette
conférence a été menée par Cristoph Correll, qui est professeur associé au
Albert Einstein College of medicine Yeshiva University à New York et certainement
le plus grand expert contemporain dans ce domaine.
Les
objectifs
de cette conférence étaient : (1) Identifier les
études contrôlées d’efficacité
des antipsychotiques (AP) dans les troubles du spectre
schizophrénique chez
l’enfant des prodromes aux troubles chroniques : (2)
décrire les
planifications thérapeutiques pour les enfants non
répondeurs aux AP à partir
d’une extrapolation des données chez l’adulte :
(3) discuter les
différents types d’effets indésirables (EI) :
(4) décrire le monitoring et
les stratégies pour diminuer les EI.
Toute la
première partie de l’exposé est centrée sur la description clinique des
prodromes séparés en deux phases : une phase précoce associant des
troubles infra cliniques de type cognitifs et perceptifs à un risque génétique
de premier degré ; et une phase prodromique tardive (LIPS : late
initial prodromal phase criteria) qui comporte deux descriptions
cliniques : le syndrome psychotique intermittent bref et le syndrome de symptômes
psychotiques atténués, qui fera l’objet d’une définition dans le DSM-V. Pour en
connaître les définitions cliniques voir l’article de Correll CU et al J Child
Psychol Psychiatry 2010.
En ce qui
concerne l’efficacité, une analyse des données scientifique montre l’efficacité
de tous les antipsychotiques (AP) chez l’adolescent de 13 à 17 ans par rapport
au placébo, sauf pour la ziprasidone. A l’exception de la clozapine, tous les
AP montrent une efficacité similaire pour le traitement de la schizophrénie en
population pédiatrique.
Ces données
expriment une idée forte : contrairement aux idées reçues, le choix de l’antipsychotique
n’est pas à déterminer en fonction de son efficacité mais de sa tolérance, qui
sera le gage d’une meilleure adhésion au traitement. Un résultat remarquable
concerne la méta analyse de données concernant le risque de prise de poids avec
les antipsychotique de seconde génération (De Hert et al 2011). La moyenne à 6
semaines est de 1.3 kg, et va de 150 grammes sous placebo, à 490 gr sous
ziprasidone et 3.78 kg sous olanzapine. En ce qui concerne les effets
cardiométaboliques de ces produits chez les patients naïfs il est à noter que
l’aripiprazole est celui qui tend vers le moins de risque alors que
l’olanzapine et la quetiapine augmentent les taux de cholestérol total, de
glycémie et de tryclicérides de façon majeure.
Forum 2012 de la recherche « Prévenir
la psychopathologie chez l’enfant et l’adolescent. »
Ce symposium
était important car il véhicule profondément l’idée de la nécessité de cibler
le plus précocement possible les enfants à risques de développer des troubles
psychiatriques, soit par l’étude des risques potentiels d’héritabilité, de facteurs
neurobiologiques ou d’expression infra cliniques d’éléments syndromiques.
Avec l’idée centrale
que l’enfance et l’adolescence constituent des périodes de vie où débutent la
majorité des grands syndromes psychiatriques qui s’expriment pleinement à l’âge
adulte.
Voici la
traduction d’une partie de l’introduction réalisée par Melissa DelBello, elle
donne un aperçu des principales directions de recherche.
« Dans notre discipline où le manque
de compréhension des mécanismes pathophysiologiques des troubles mentaux a
exclu les traitements causaux, la prévention primaire est très importante.
L’importance de la prévention est renforcée par les effets nuisibles sur la
qualité de vie et le degré d’invalidité associé à la maladie mentale. De plus
chez l’enfant et l’adolescent où se précisent les phases critiques
développementales, retarder le début des troubles psychiatriques qui interférent
avec les processus maturatifs liés à l’âge, est en enjeu crucial. Alors que la
prévention s ‘est développée de façon majeure, la psychiatrie de l’enfant ne
s’y est intéressée que très récemment. L’important développement des outils
neurobiologiques, la connaissance des mécanismes impliqués dans les
interactions gène-environnement ; gène individus n’ont pas été
suffisamment intégrés dans les efforts de prévention précoce chez les enfants
et les adolescents à risques pour des troubles mentaux et ceux présentant des symptômes
sub-syndromiques. La connaissance des principes de base des mécanismes du développement cérébral normal et
pathologique doit permettre de connecter les aspects théoriques et les
applications cliniques afin de centrer les efforts de recherche sur la
prévention chez le jeune à risque de troubles psychiatriques qui souvent
trouvent leur origine dans l’enfance ou l’adolescence. »
En ce qui
concerne les symposiums très nombreux, j’ai choisi de vous résumer les
conclusions d’un symposium dédié au « devenir
à long terme des troubles de l’enfant et leurs indicateurs ».
Le symposium
s’inscrit dans la direction prise par la pédopsychiatrie Nord-Américaine, son
orientation neuro-développementale et l’étude des pathologies psychiatriques
dans un continuum de l’enfance à l’âge adulte.
Boris Birmaher,
professeur à l’université de Pittsburgh et reconnu comme un des plus grands
experts concernant les troubles de l’humeur chez l’enfant, a présenté, le
devenir à long terme des troubles bi-polaires pédiatriques.
A partir de l’étude
des données longitudinales, il souligne que, malgré un taux de guérison de 70 à
100% du premier épisode, jusqu’à 80% des patients rechuteront sur une période
de 2 à 5 ans, surtout sous forme d’épisodes dépressifs, avec un risque
important de suicide et d’abus de toxique à l’adolescence.
Il a
particulièrement insisté sur la nécessité de cibler au mieux les populations à
risque : début précoce ; longue durée de l’épisode, statut socio
économique défavorisé et surtout des antécédents familiaux de troubles de
l’humeur, facteurs qui semblent associés à un mauvais pronostic.
Karen Wagner de
l’université de Galveston au Texas a présenté le devenir à long terme des
dépressions de l’enfant. Deux grandes études contrôlées des traitements
antidépresseurs pour les enfants et les adolescents ont été discutées :
études TADS (Treatment of Adolescent Depression Study) et TORDIA (treatment of
Selective Serotin Reuptake inhibitor -
resistant depression in adolescents).
Après neuf mois
de traitement 80% des enfants et des adolescents répondent à un traitement anti
dépresseur. Le résultat le plus marquant reste celui d’un risque de récurrence
d’environ 50% à l’âge adulte.
Les résultats
concernant le TDAH présentés par Lily Hechtman de Mc Gill font état d’un risque
de chronicisation à l’âge adulte de 60%, faisant du TDAH une pathologie
chronique.
Enfin, Daniel
Pine, un des principaux acteurs de la refondation du DSM V et qui travaille
pour le NIMH (Institut National de Santé Mentale) a présenté le devenir des
troubles anxieux pédiatriques. Comme ses collègues, il a insisté, même si
l’anxiété pédiatrique est typiquement une pathologie non chronicisée, sur
l’idée que la majorité des adultes souffrant de troubles anxieux ont débuté un
premier épisode dans l’enfance.
Et le
DSM-V ?
On ne peut pas
faire un point sur ce congrès sans dire un mot sur les dernières avancées du DSM-V. Le prochain congrès de l’APA (Association
américaine de psychiatrie) qui aura lieu à San Francisco au mois de mai sera en
grande partie consacré au DSM-V.
Les lignes
stratégiques ont été de mieux définir les entités retenues sous le nom de NOS
dans le DSM-IV « not otherwise specified (non spécifiés) », inclure
une vision développementale et vie entière des maladies mentales comme pour les
troubles bipolaires, les troubles dépressifs majeurs et la schizophrénie, et
donner une direction clinique moins catégorielle et plus dimensionnelle.
Pour les
troubles envahissants du développement le changement majeur proposé est de rassembler,
l’autisme, le syndrome d’Asperger et les TED-NOS dans l’entité des troubles du
spectre autistique, en considérant ces formes cliniques dans un continuum syndromique
allant de formes cliniques sévères à légères.
En ce qui
concerne le TDAH et les troubles des conduites, peu de différences devraient
émerger avec le DSM-V, cependant les diagnostics d’exclusions comme les
troubles du spectre autistique disparaissent.
Certains
nouveaux diagnostics devraient apparaître dans notre discipline, notamment le
DMDD (disruptive mood dysregulation disorder) où l’irritabilité chronique est
ponctuée de fréquents orages explosifs en l’absence de symptômes maniaques
primordiaux. Ce diagnostic a été conçu afin d’éviter les sur-diagnostics de bipolarité.
Il semble qu’il sera aussi proposé une catégorie diagnostique les NSSI
(non-suicidal self injury) que l’on peut traduire de façon abrupte par les
automutilations non suicidaires, qui sont spécifiquement dirigés non pour
donner la mort ou comme une modalité d’évitement, mais pour soulager une
tension mal définie ou une détresse.
III/ Conclusion
Ce document
n’est pas exhaustif et j’ai choisi les sujets qui me semblaient les plus à même
de nous faire réfléchir entre nos deux cultures et qui paraissaient refléter
l’actualité dans notre discipline sur le continent nord américain. Ce n’est pas
une tache facile lorsqu’on n’est pas du sérail. Le congrès était très dense,
beaucoup de données y ont été exposées et se faire une idée d’un fil conducteur
demande beaucoup de recul.
J’ai tenté ici
de transmettre quelques idées directrices en restant le plus impartial
possible, afin que chacun puisse se faire une idée par lui même, une
représentation même si elle ne peut être qu’imparfaite de ce qui se joue dans
la communauté pédopsychiatrique américaine.
La question
n’est pas « sommes-nous pour ou contre ? » mais « que
pouvons-nous en déduire aujourd’hui pour nos pratiques futures, cliniques,
d’enseignement et de recherche ? ».
Bibliographie
Bloch
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children with attention-deficit/hyperactivity disorder symptomatology:
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Nayar D, Howe M, Rana M. Atomoxetine as an adjunct therapy in the treatment of
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attention-deficit/hyperactivity disorder. Journal of the American Academy of
Child and Adolescent Psychiatry; 2012 51(1)74-85.
Florence
Askenazy Nice le 25/01/2013
A la demande de l'ANSM, les laboratoires commercialisant les médicaments
contenant du méthylphénidate rappellent leurs conditions de prescription et de
délivrance, ainsi que les recommandations pour instaurer et surveiller ces
traitements du trouble déficitaire de l'attention avec hyperactivité (TDHA) chez
l'enfant et l'adolescent. Compte-tenu des risques neuropsychiatriques,
cérébrovasculaires, cardiovasculaires, des effets possibles sur la croissance,
mais aussi des risques d'abus et d'usage détourné avec le méthylphénidate,
l'Afssaps a mis en place en 2006 un suivi national de pharmacovigilance et
d'addictovigilance. Le bilan de ce suivi met en évidence la survenue d'effets
indésirables nécessitant une surveillance particulière ainsi que l'existence
d'un mésusage et le non respect de certaines règles de prescription et de
délivrance.