Présentation

Programme et dates

Mode d'emploi

 

1. La consultation thérapeutique par Serge Lebovici

 Cas clinique

 Évaluation

 Aspects théoriques

Commentaires de spécialistes

Glossaire

Bibliographie

 Recherches personnelles

Session 2

Session 3

Session 4

Session 5

Session 6

Session 7

Session 8

Session 9

Session 10

Session 11

Session 12

Aspects théoriques

Commentaires de spécialistes

Commentaire de Didier Houzel sur la vidéo n°3, Place du bébé dans la consultation thérapeutique

La part du bÈbÈ, líadresse au bÈbÈ est une question tout ‡ fait intÈressante. Personnellement, je míadresse beaucoup aux bÈbÈs, jíaime bien parler avec eux, communiquer avec eux, car les bÈbÈs sont trËs avides de communication. Il faut savoir leur parler. Jíai coutume de dire que la communication ne commence pas par des Èchanges díinformations. Le bÈbÈ ne communique pas seulement pour recevoir des informations prÈcises sur líenvironnement ou pour en transmettre, mais pour partager des Ètats psychiques, pour faire líexpÈrience absolument indispensable, fondamentale, vitale quíil peut communiquer ‡ autrui, ‡ sa mËre díabord et ‡ díautres, ce quíil ressent intÈrieurement et quíil peut síidentifier ‡ autrui dans ce quíil ressent intÈrieurement. Cíest ce que les cognitivistes ont appelÈ la ì thÈorie de líespritì, rÈcemment. Alors c'est a qui me parat important dans la communication avec un bÈbÈ au cours d'une consultation thÈrapeutique en Ètant pas trop naf sur la capacitÈ de líenfant ‡ comprendre le contenu informatif de ce qui lui est dit . Je pense que certains auteurs ont fait croire, ou cru eux-mmes que le bÈbÈ comprenait le langage de maniËre innÈe. Mme si nous níen sommes plus l‡, ce níest pas pour autant quíil faut renoncer ‡ síadresser ‡ eux parce quíils vont tre trËs sensibles ‡ cette attention quíon leur porte, ‡ líÈmotion qui est vÈhiculÈe dans ce quíon leur dit. Une autre raison, est quíon ne pense pas quíavec son cerveau. On pense avec tout son tre, avec tout son corps. Líinsistance de Lebovici sur líimportance des vÈcus corporels me parat trËs intÈressante et trËs convaincante. Cíest vrai quíon pense avec son corps, avec ce que líon ressent en soi, níimporte o et globalement. Mais on a besoin de líexprimer pour que a prenne sens. Or les mamans qui síadressent ‡ leur bÈbÈ tout petit font cette expÈrience et ont besoin de síadresser ‡ eux pour que leur propre psychisme puisse donner sens ‡ ce quíelles ressentent, ‡ ce quíelles vivent, pour que cela se transforme ‡ líintÈrieur díelles-mmes dans des pensÈes, ce que Bion avait appelÈ ì†la fonction Alpha†î ou ì†la capacitÈ de rverie maternelle†î. Cela se fait ‡ partir de ce quíon Èprouve et de ce quíon peut commenter sur ce quíon Èprouve. Donc, dans cette voie, je suis totalement Serge Lebovici.

Jíaurais toutefois une rÈserve : pourquoi ‡ la fin de la consultation Serge Lebovici síadresse-t-il au bÈbÈ dans une attitude un peu critique vis-‡-vis des parents ? Je níai pas trËs bien saisi le sens de cette intervention-l‡, qui mía paru un peu nÈgative, disqualifiante vis-‡-vis des parents. ...tait-ce parce que le bÈbÈ avait ÈtÈ un peu trop oubliÈ pendant toute la consultation? Mais síil líavait ÈtÈ ce níÈtait pas seulement par les parents, mais aussi par le consultant.